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Document de travail 2010-12

Sovereign Wealth Funds as domestic investors of last resort during crises

Hélène Raymond

Résumé :

Les définitions usuelles des fonds souverains insistent sur leur mission d’investissement à l’étranger. Mais après septembre 2008 un certain nombre de ces fonds s’est détourné des investissements étrangers pour intervenir dans le soutien de leur économie d’origine. Nous montrons que ces interventions des fonds souverains comme « investisseurs en dernier ressort » sont loin d’être marginales et qu’elles ne sont pas une innovation éphémère liée à la dernière crise. Nous étudions en premier lieu les interventions des fonds souverains comme « actionnaires en dernier ressort », en distinguant les interventions spécifiquement ciblées sur les banques, des interventions plus générales. Nous quantifions l’impact des interventions de fonds souverains du Golfe sur les rendements et la volatilité des bourses locales à travers des régressions économétriques. Nous trouvons que les interventions du fonds souverain du Koweit ont été inefficaces, tandis que l’intervention du fonds qatari en octobre 2008 est effectivement parvenue à impacter positivement les rendements boursiers. En second lieu, nous étudions les interventions des fonds souverains comme prêteurs en derniers ressort et fonds d’assurance pendant les crises. Dans certains cas les prêts des fonds souverains pendant les crises sont ciblés sur le secteur bancaire national. En effet, contrairement aux banques centrales, les fonds souverains peuvent facilement fournir des financements à long terme. L’intervention de 2008 de fonds souverains saoudiens a toutefois eu un objet très différent, dans la mesure où il s’agissait de prêter directement à des entreprises non financières pour pallier l’insuffisante offre de crédits du secteur bancaire. Enfin, nous envisageons le rôle des fonds souverains comme fonds d’assurance pendant les crises. Les fonds souverains peuvent être utilisés pour financer des dépenses publiques pendant les crises, voire même pour repousser des attaques spéculatives sur le marché boursier, ainsi que l’ont notamment illustré les interventions des fonds souverains de Singapour en 2009 et de Hong Kong en 1998.


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