Unité mixte de recherche 7235

Corruption and distortion of public expenditures: Evidence from Africa

Harouna Sedgo, Luc-Désiré Omgba

Cette étude examine l’effet de la corruption sur l’arbitrage entre dépenses en capital et dépenses courantes dans un panel de 48 pays africains sur la période 2000-2016. Sur la base des annuaires statistiques, nous compilons des données désagrégées sur les finances publiques des pays africains et nous trouvons qu’une forte prévalence de la corruption altère la composition des dépenses publiques au détriment de la part des dépenses en capital. Plus précisément, une augmentation de la corruption d’un écart-type est associée à une diminution de la proportion des dépenses en capital de 29 % à 16 %. Les résultats sont robustes à diverses spécifications et méthodes d’estimation, y compris l’approche par les effets fixes et les variables instrumentales. L’argument de soutien montre qu’il semble plus avantageux pour les bureaucrates corrompus de manipuler les dépenses publiques en faveur des dépenses courantes plutôt que des dépenses en capital. Cette dernière repose sur des procédures formelles et traçables, alors que les dépenses courantes sont connues pour être plus ouvertes à l’utilisation d’une allocation discrétionnaire.[en]This study investigates the effect of corruption on the trade-off between capital and current expenditures in a panel of 48 African countries over the period 2000-2016. Based on statistical yearbooks, we compile disaggregated data on public finances for African countries and find that a high prevalence of corruption distorts the composition of public expenditures at the expense of the share of capital expenditure. Specifically, an increase in corruption by one standard deviation is associated with a decrease in the proportion of capital expenditure from 29% to 16%. The results are robust to various specifications and estimation methods, including the fixed effects and instrumental variables approach. The supportive argument demonstrates that it seems more beneficial for corrupted bureaucrats to manipulate public spending in favor of current rather than capital expenditures. The latter relies on formal and traceable procedures, whereas current expenditure is known to be more open to the use of discretionary allocation.[/en]

AGENDA

mardi 30 novembre 2021

Recherches en Economie Politique et Institutionnaliste (REPI)

Emmanuel Petit (Université de Bordeaux GREThA)

Habit and emotion: John Dewey’s contribution to the theory of change

mardi 30 novembre 2021

Développement Durable Environnement et Energie (DDEE)

Thomas Baudin (IESEG, School of Managment, LEM Lille)

16h-17h

The Rural Exodus and the Rise of Europe

jeudi 2 décembre 2021

Lunch

Lionel Ragot

Assessing the role of immigration policy for foreign students: the case of Campus France

mardi 7 décembre 2021

Recherches en Economie Politique et Institutionnaliste (REPI)

Benjamin Lemoine (Université Paris Dauphine, PSL)

La souveraineté en négociation : droit, finance internationale et restructuration de dettes

jeudi 9 décembre 2021

Doctorants

Lorenzo Garlanda-Longueville

Why do banks have so much assets in tax havens ?

lundi 13 décembre 2021

LIEN : Law, Institutions and Economics in Nanterre

Andrea Mantovani (Toulouse Business School - Univ of Bologna)

Salle G413A

Regulating Platform Fees Under Price Parity

mercredi 15 décembre 2021

Économies du monde musulman

Roger Albinyana (Faculty of Economics of the University of Barcelona)

14h30-16h30

Energy Interdependence. The Political Economy of Algeria’s Natural Gas and the Natural Gas Value Chain in the Western Mediterranean (1990-2015)

jeudi 16 décembre 2021

Lunch

Michel Lelart

Intervention sur la microfinance