est ouvert au public, sans inscription. Il est organisé conjointement par EconomiX-CNRS, Université de Paris Nanterre et le Centre de Recherche en Économie Appliquée pour le Développement (CREAD, Alger) un mercredi par mois, de 14h à 16h à EconomiX, en salle G614.
Discutant: Éliane BADAOUI, EconomiX, Université Paris Nanterre
Résumé: Protracted conflicts are major shocks to human-capital formation, yet their effects on the gendered structure of educational attainment remain highly context-dependent. This paper studies the 1975–1990 Lebanese Civil War and examines how it reshaped educational trajectories across birth cohorts. Using nationally representative microdata from the 2018–2019 Labour Force and Household Living Conditions Survey, we construct five-year birth cohorts and compare cohorts whose schooling years overlapped with the war to adjacent cohorts. We then benchmark Lebanon against Egypt and Tunisia using triple-difference specifications. The results show that educational attainment expanded across Lebanese cohorts, but that this expansion became sharply gendered during the war-exposed window. Men’s progression slowed substantially at the intermediary level and nearly stagnated at the secondary level, while women continued to advance. The female-specific cohort trend is significantly stronger in Lebanon than in the comparator countries, Egypt and Tunisia. Finally, we show that this educational convergence did not translate into labour-market convergence: women remain about 45–47 percentage points less likely than men to be active or employed, even after controlling for education.
JEL Classification: I21, J16, N35, O15.
Keywords: Civil war, educational attainment, gender inequality, labour-force participation, Lebanon.
Discutante: Karima Boudedja, directrice de recherche au CREAD
Discutant: Ali Daoudi (École Nationale Supérieure Agronomique d'Alger)
Discutant: Bilal EL RAFHI (LED, Université Paris VIII)
Résumé : L'Algérie demeure l'une des économies les plus exposées à la malédiction des ressources, avec les hydrocarbures représentant en moyenne 93,7 % de ses recettes d'exportation entre 2019 et 2023. Bien que le pays dispose d'un potentiel agricole considérable notamment dans les filières dattes (plus d'un million de tonnes par an) et maraîchères (plus de cinq millions de tonnes par an) sa performance exportatrice reste structurellement limitée. Cette étude analyse les déterminants de la performance exportatrice agricole algérienne en combinant un modèle de gravité structurel estimé par PPML (Poisson Pseudo Maximum Likelihood) sur données de panel (2000–2023) avec une analyse qualitative de chaîne de valeur mondiale (GVC) conduite auprès de 15 entreprises exportatrices. Le modèle intègre trois innovations analytiques par rapport à la littérature existante : une analyse de médiation testant si l'effet de la performance logistique (LPI) transite par la réduction des coûts de fret et l'amélioration de la fiabilité d'approvisionnement ; une analyse de survie (modèle de Cox) examinant la durabilité de la présence exportatrice algérienne sur les marchés ; et une analyse des écarts (gap analysis) quantifiant le manque à gagner lié à la défaillance logistique. Les résultats montrent que le LPI constitue le déterminant le plus actionnable des flux d'exportation (élasticité : 0,18–0,22), que son effet est médiatisé à hauteur de 61 % par la réduction des coûts de fret, et que si l'Algérie atteignait le niveau logistique moyen de l'Union européenne, ses exportations agricoles augmenteraient de 312 à 487 millions USD par an. Les normes SPS révèlent une ambivalence structurelle confirmée : barrière sur les marchés à faible revenu, signal qualité sur les marchés à revenu élevé. Méthodologiquement, l'étude propose l'une des premières articulations explicites entre gravité structurelle, analyse GVC, médiation et survie pour une économie rentière d'Afrique du Nord une démarche aux implications directes pour la conception de politiques de diversification.
Discutant: Messaoud Zouikri
[Résumé]
Discutant: Fatiha Talahite, Chercheure associée à EconomiX-CNRS/Université Paris Nanterre.
Discutant: Saïd Souam
Discutant: Fatiha Talahite, Chercheure associée à EconomiX-CNRS/Université Paris Nanterre.
Discutant: Ahmed Mellal, économiste, maître de recherche au CREAD
Discussion: Nacer Eddine Hammouda (CREAD)
Documents:
Adair, P., & Souag, A. (2023). The ebb and flows of informal employment in Algeria before the COVID-19 pandemic: a cheap substitute to formal jobs?. Revue française d’histoire économique, (1), 86-104.
Adair, P., Al Azzawi, S., & Hlasny, V. (2024). Fostering decent jobs, formalising informal employment and spurring job mobility in MENA countries. Economic Notes, 53(2), e12240.
(Seuil, 2024)
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